J’ai manqué d’courant… Avant poème
Un poteau s’est brisé, drame de quartier,
Les fils « pendouillent » comme des bras fatigués.
Yé 6h… C’est cuit pour le restant d’la journée,
Le courant s’est enfui, mais où s’en est-il allé ?
La noirceur et la froideur l'ont remplacé.
Le poteau a gémit…
« J’ai trop forcé, craqué et chuté
Afin de libérer vos journées ».
La panne sourit, clin d’œil bien placé,
Quand tout s’éteint, l’âme peut s’allumer.
Bonne lecture, et reste zen…
Pendant que tes appareils s’éteignent!
J’ai manqué d’courant sans être mis au courant
L’électricité m’a fait faux bond,
Que vais-je donc faire de bon?
Quand la lumière s’éteint soudain,
Le quotidien change de chemin.
« Fais "don-rien" mon Philipin…
Le rien est "full plein"
De tout s’qui va bien ».
Les appareils se reposent…
Les horloges deviennent muettes et s’endorment,
Les écrans s’éteignent c’est la norme,
« Ah ! Quel régal…
Ce silence est un vrai carnaval ».
La cafetière reste muette,
Le grille-pain fait sa crise de vedette,
« Croque ton croissant sans chaleur,
Le froid conserve mieux la saveur ».
La télé garde son silence,
Pas d'nouvelles, de toute évidence.
« Invente ton bulletin météo,
Il fera beau dans ton cerveau. »
Les gens se causent…
Les voisins sortent d’la maison,
Et on échange quelques dictons.
« Le Wi-Fi est mort et c’est tant mieux,
Vive le retour des bienheureux.»
Les aliments s'protègent…
Le frigo garde ses secrets bien froids,
N’ouvre pas sa porte pour ton repas,
Le beurre fondra lentement je crois.
« Protège bien ce festin…
La tourtière aboutira dans l’intestin. »
Les gens s’occupent…
Je prends un livre abandonné,
Ses pages m’ont vite captivé.
« Les mots n’ont pas besoin d'fil,
Pour brancher l’âme "su'l'savoir" utile. »
Les gens s’éclairent…
La bougie devient mon amie,
Elle éclaire mes rêveries.
« Sa flamme danse, ô doux frisson,
C’est le théâtre d'la créations. »
Les animaux jubilent…
Chaton s’étire, l’air content,
Il trouve la paix pendant ce temps,
« Regarde-le, il semble heureux…
Il médite avant d'être vieux. »
Les gens écrivent…
Je note des vers dans un cahier,
Mes pensées s’y trouvent alignées,
« Chaque panne, mon cher poète,
Attise l’inspiration classée secrète. »
Les gens sont contents…
« Souris mon ami même si t’es dans l’noir…
Mes mots sont des phares pour toi ce soir. »
Enfin le courant est revenu,
Les appareils se rallument, c'était prévu.
En somme…
« Quand l’électricité s’éteint, l’âme s’allume…
Je branche mon cœur sur ma plume,
La vraie lumière vient de cette brume. »